Le traversier est fermé pendant la saison hivernale.

Histoire

Les débuts

Le premier chaland à faire la navette entre Lefaivre et Montebello fut construit par France Mafor; Godefroy Lambert en était le conducteur. Le traversier, déjà appelé le bac ou le « ferry », était mû par des rameurs. Le bateau était retenu par un fil de fer d’un pouce de diamètre (fil qui avait coûté 100 $) pour l’empêcher de glisser deux ou trois voyages par jour, et ce, sur demande seulement. Il coûtait alors 24 cents pour faire traverser un attelage simple; à deux chevaux, le prix grimpait à 35 cents.

Plus tard, Honoré Massie adopte un système de traction (roues à aubes avec « horsepower » pour remplacer les rames.) Le chaland était tiré par un autre câble d’acier grâce à un système de poulies qui étaient tout de même activées à force de bras d’hommes. Par la suite, Joseph Nadon y installe une chaudière à vapeur. Vers 1912, c’est l’ère moderne : Lefaivre possède alors son premier chaland à moteur. En effet, Honoré Raymond le pourvoit d’un engin à essence et d’une hélice. En 1929, une bonne partie du commerce se fait par eau durant l’été.

L’ère du Saint-Thomas

Au cours de l’hiver 1959-60, Jean-Claude Gascon construit un traversier en acier pouvant accommoder une douzaine de véhicules à la fois. À cette époque, il coûtait 50 cents par voiture et 75 cents par camion pour utiliser ce service. Ce sont les traversées sur le Saint-Thomas qui deviendront la tradition maritime à Lefaivre. En opération à partir du printemps 1960 jusqu’en 1970, le traversier est ensuite vendu à Ubald Legault, puis passe aux mains d’Eugène Bourbonnais, Laurier Bourbonnais, Ubalt Legault et Marcel Frappier. Le 12 juillet 1974, Rhéal et Nicole Deschamps en font l’acquisition. Depuis 1976, l’entreprise porte le nom de Traverse Lefaivre-Montebello Ltd.

L’Outaouais est acquis

L’an 1989 apporte de la nouveauté dans le paysage sublime de la rivière des Outaouais alors qu’un deuxième traversier, L’Outaouais, fait son apparition, une acquisition des Ateliers Maurice Bourbonnais. Ce nouveau bateau permet l’entrée des véhicules à une extrémité et la sortie à l’autre extrémité, ce qui accélère le service et en facilite l’utilisation par les clients. Le fait d’avoir un axe droit de circulation permet désormais d’embarquer de plus longs véhicules avec des charges plus importantes. L’entreprise peut alors desservir la clientèle du transport commercial lourd, ce qui était impossible avec le système d’embarquement latéral du Saint-Thomas, avec sa longueur maximale de 30 pieds. Deux nouveaux quais seront finalement construits pour l’Outaouais qui seront mis en service dès juillet 1990.

Après plus de 23 ans de fiers services à leur clientèle, nos deux capitaines, Rhéal et Nicole, décident de céder la roue en 1997 à leurs fils, Patrick et Guy. Un an plus tard, Guy devient l’unique propriétaire de l’entreprise et assure le service avec son épouse, Sonya.

Une nouvelle vague

Éric Sanscartier-Allard a fait l’acquisition du traversier à l’été 2021. Il continue d’offrir ce service de traversier fort apprécié entre Lefaivre et Montebello.


Révisé par : Camille Turgeon